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Violences en lycées, CES, colléges:
Pour une Education nationale citoyenne!
La violence scolaire fait à nouveau la une de l’actualité ! De
jeunes barbares agressent nos chers enseignants, nos enfants avec fait aggravant, des marteaux, batte des base balls, voire des cutters. Le monde idéal des enfants devrait être, par
définition, sans aucune violence ! Du moins ce que nous imaginons et rêvons ! Et nous sommes prêts à défendre ce monde idéal, sans violence où tout serait lisse avec des professeurs
et des élèves au dessus de tout soupçon ! Examinons cependant la réalité en commençant par notre chère institution puis par la Mairie et enfin par les parents qui ont une part de
responsabilité.
L’école est l’instrument d’un
violence sociale qui exclue et stigmatise à vie chaque année 140 000 jeunes : Cette institution est extrêmement violente. Elle effectue le tri « objectif » -
en fait accepté par l’ensemble de la société et donc reposant sur une égalité des chances- entre ceux qui auront la possibilité d’avoir un travail stable et ceux qui seront condamnés à
une vie précaire. Quelle violence ! Elle produit, chaque année, plus de 140 000 jeunes sans aucun diplôme et les abandonne sans aucun bagage à la charge de la
société !. Sans que cette situation ne soit réellement prise en compte, connue, mesurée. On affiche les résultats de chaque établissement au bac mais rien sur les échecs scolaires
et les sorties à 16 et 18 ans sans aucune qualification professionnelle. Notre proposition est de définir un tableau de bord standard et public de chaque établissement dans lequel
le nombre d’échecs scolaires soit affiché..
L’école est un particulièrement
opaque, cache les données sur la violence au sein des établissements . La rumeur évoque 80 000 faits de délinquance par an ( 10% de rackets) au sein des 11 200 établissements
scolaires, collèges et lycées ! En matière de délinquance, faits anormaux, elle ne communique aucun chiffre ou statistiques bien que l’existence de fichiers – alimentation imparfaite du
fichier Signa http://media.education.gouv.fr/file/02/6/4026.pdf http://media.education.gouv.fr/file/2008/73/0/NI0834_40730.pdf - soit connue. Par peur de l’autre ou peur
d’être discriminé. On devine que les agressions à l’égard du corps enseignant se multiplient. Mais sans aucun chiffre, personne ne peut analyser ni dialoguer avec d’autres ou prendre des
décisions ou faire comprendre la nécessité de certaines actions ; La seule réponse est donc la réaction émotionnelle. Sans connaissance, sans chiffre, impossible de se réformer. Là
encore un tableau de bord s’impose ! remplacé par le logiciel Sivis
L’absence de certification de
chaque établissement scolaire . Dans une entreprise avec du personnel, il y a obligation de publier un bilan social annuel normalisé, diffusé annuellement et débattu avec les
organisations syndicales. Ce document comprend le taux d’absentéisme, l’expérience en années de chaque catégorie de personnels, les augmentations de salaire.
L’absence de Comité d’hygiène et
sécurité ( CHSCT) au sein de chaque établissement . Des règles sont éjà définies. Les respecter est un préalable avant d’envisager toute réforme. Le blog de Jean-Paul Brighelli,
professeur http://bonnetdane.midiblogs.com/ rappelle de manière pragmatique l’existence de quelques mesures de base (suppression de
portables, contrôle du carnet de correspondance, prise en charge des perturbateurs par l’administration, de « vrais » surveillants)
La réponse syndicale est
t--elle adaptée ? Reprenons quelques revendications « syndicales » ou souvent « corporatistes »a) la suppression de la mastérisation du
cursus de formation ( ?) b) augmentation du nombre d’enseignants (quel rapport avec la violence des bandes ?) c) augmentation du nombre de surveillants – sachant qu’ils ne
sont pas habilités à verbaliser, ni à s’opposer physiquement aux bandes – d) refus d’installer des caméras e) droit de retrait – donc sans retenue de salaires -, droit exorbitant non reconnu
aux employés de grande surface, des pompistes et même aux agents de la SNCF qui se mettent en grève à chaque agression.
*
***
En l’absence de réponse de l’Ecole, la violence non réglée par l’Education
Nationale bureaucratique – sur ce point précis, ne généralisons pas ! - est transférée aux édiles locaux et donc est alors pris een compte par l’échelon local, à savoir le Maire,
le Conseil Général. Il doit suivre les jeunes et faire face à la gestion de la délinquance. Pour les jeune exclus du système scolaire et laissés pour compte à 16 ans en créant des
« écoles de la deuxième chance » , des formations pour adulte (AFPA) Etrange paradoxe que de créer des écoles parallèles à coté du système scolaire officiel
déficient !
La délinquance a une source économique évidente. Toute une classe d’âge de
jeunes de 16 à 18 ans ne bénéficie d’aucune ressource ni RMI, ni RSA, la tentation est grande pour ces derniers de basculer dans l’économie parallèle et souvent de glisser dans la drogue
voire le trafic de drogue. Ces dérives sont traquées par la loi et conduit face à la pression policière par une organisation spécifique avec concentration dans des quartiers sensibles
où la police intervient peu. Les villes « riches » disposent d’une police municipale, installent des caméras de surveillance ce qui dissuadent les marginaux de s’installer et les
conduit à aller ailleurs. Ils vont s’installer ailleurs dans des zones sensibles dont le prix immobilier va baisser.
Pour
lutter contre l’insécurité le Maire a la possibilité légale avec le préfet de convoquer des CLSPD ( Conseils Locaux de Sécurité Publique et Délinquance) regroupant tous les
acteurs locaux, établissements scolaires, police, municipalité, bailleurs sociaux pour tenter de coordonner leurs actions. Avec plus ou moins de bonheur ! Je laisse aux lecteurs de
vérifier l’existence de telle procédure dans leur commune. Il faut cependant souligner la qualité de l’information fournie par la police et la gendarmerie avec la publication des états dits
401. On attend avec impatience que cet exemple de diffusion d’informations sensibles soit suivi par l’Education Nationale.
La réponse politique varie selon les partis. A gauche, le PC est réticent aux
caméras et à l’instauration de police municipale, ce qui se traduit par une insécurité forte dans ces municipalités avec une concentration des zones de non droit. Il réclame néanmoins des
renforts de policiers. Les municipalités PS ont un comportement plus pragmatique, quitte à ne pas prendre de position « idéologique » claire sur les caméras et la police municipale.
Quant aux autres municipalités, le pragmatisme règne avec l’accent mis sur les caméras de vidéo surveillance
Il faut
souligner que le volet répression est notoirement insuffisant pour traiter la petite délinquance des jeunes sans travail, stigmatisés par leur absence de formation initiale. La solution
retenue est désespérante et consiste à repousser ces jeunes hors de sa commune en adoptant des techniques de dissuasion plus efficaces que celles de la commune voisine. Mais est ce
réaliste ?
En conclusion, nous réclamons une information citoyenne fournie par
l’Education Nationale c'est-à-dire ensemble de tableaux de suivi pour chaque établissement (incidents, avec une typologie précise, nombre d’exclusions, nombre de jeunes sortis sans
aucune qualification, un bilan social…) . Pour le volet politique, votez en vous basant sur l’existence d’une volonté de lutter contre la délinquance ( existence d’un CLSPD, de caméras, d’une
police municipale). Ce n’est pas uniquement une question de gauche ou de droite !